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  • passagers des sciences

[Journal de bord] Bienvenue au pays des otaries

Dernière mise à jour : 24 déc. 2018


23 décembre 18

Ce matin, les hauteurs de l’île d’Amsterdam sont prises dans les nuages. Mais on voit très bien deux petits cratères au-dessus de la base. Ici aussi nous sommes en terrain volcanique. Mais le volcan n’est plus actif.


Tout de suite ce qui nous étonne, c’est la douceur de l’air et la végétation qui nous semble exubérante après Crozet et Kerguelen. Le climat est beaucoup plus tempéré ici. Il y a même des arbres, que l’on avait plus vus depuis La Réunion. Sur la base ce sont des cyprès qui ont été plantés.

Mais on trouve aussi sur Amsterdam, la seule espèce d’arbre des Terres australes, le phyllica. Il avait presque disparu à cause des vaches (qui ne sont plus présentes maintenant) et des incendies. Un programme de plantation est mis en œuvre par la Réserve naturelle.

Nous rencontrons d’abord Luc Lauverjat, le chef de district qui nous explique les particularités de « sa » base, la plus petite. Ils sont 24 à hiverner ici. La prochaine rotation qui passera par Amsterdam sera en septembre 2019… 9 mois d’isolement. Il nous explique aussi qu’il n’y a pas de source, l’eau de pluie est récoltée sur tous les toits et ensuite traitée pour être potable.

On accompagne aussi Delphine, médecin du bord sur le Marion Dufresne, qui fait des prélèvements d’eau, pour s’assurer de sa qualité.



En fin de matinée, nous longeons à pied la côte jusqu’à la cabane Ribault, c’est l’occasion de cheminer parmi des centaines d’otaries. Il y en a 70 000 sur Amsterdam alors qu’elles avaient été quasiment exterminées. Il s’agit quand même d’être prudents, mal à l’aise à terre, elles peuvent attaquer et mordre… On ne s’approche donc pas trop et on se promène obligatoirement avec un bâton, mais bien sûr pas pour les taper, seulement pour les éloigner. Une fois ces précautions prises, on peut profiter du spectacle : les petits, les gros mâles, à terre, dans l’eau… C’est tellement beau de les voir se mettre sur le dos, se gratter le museau ! Un gorfou solitaire s’est retrouvé parmi les otaries, saurez-vous le retrouver sur la photo ? Vous pouvez aussi essayer de compter les otaries! C’est aussi une sacrée cacophonie !




Dans l’après-midi, nous voilà partis pour Pointe Bénédicte à quelques kilomètres de la base. C’est un des lieux les plus importants au monde pour l’analyse de l’atmosphère, en particulier c’est un site de référence pour la mesure de la teneur en CO2, principal gaz à effet de serre. C’est un des endroits les plus isolés et les plus éloignés des activités humaines, ce qui donne une valeur de référence. Nous avons questionné Léa et Édouard qui sont en charge de veiller à ce que les instruments fonctionnent bien.

Retour en vidéo bientôt !



Il est déjà temps de reprendre l’hélicoptère pour rentrer à bord : la base devant économiser l’eau, on ne reste pas à terre.

Joyeux Noël à tous. Bonnes fêtes!

A demain Francine & Eric

Position du bateau ce soir : Latitude : 39°28 Sud Longitude : 77°24 Est

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